3000 supporters Parisiens victimes d’attouchements sexuels à Lisbonne lors du contrôle de sécurité au Stade Luiz à l’occasion d’un match de ligue des champions.

par Joana Swan | Oct 7, 2022 | Actualité Masculine, Ligue des Champions, Paris Saint Germain, Saison 2022 2023

Des supporters Parisiens en déplacement à Lisbonne

Les supporters parisiens pouvaient récupérer sur place leur billet pour le match de Ligue des champions Benfica – Paris Saint-Germain le 4 et le 5 octobre 2022 à deux points distincts de billetterie. Elles étaient organisées par le Paris Saint-Germain (PSG), aucun incident n’a été déclaré sur ces deux journées à Lisbonne.

#benficarapedme

nLa veille du match, il fallait se rendre à la Praca da Figueira ; tandis que le jour du match, il fallait se rendre au Colisée dos recreios pour récupérer son bracelet et son billet de match remis uniquement sous la présentation du e-billet contremarque et d’une pièce d’identité. Il était également impossible de récupérer une place pour un tiers. Les couleurs du bracelet étaient Bleues, rouges et blanches afin de faire la distinction entre les places « supporters » et les places « grand public ».

Le point de rendez-vous des supporters parisiens le jour J était à 16 h 30 à Praco Do Comerico afin que les supporters puissent se réunir pour un départ groupé en toute sécurité, les tambours étaient présents avec les mégaphones ainsi qu’une banderole des ULTRAS. Les départs devaient commencer à 17 h 00 et l'on avait accès au stade dès 18h pour un coup d’envoi à 20 h, heure locale. L’ambiance était bon enfant entre toutes les sections du CUP et les autres supporters parisiens ce 5 octobre 2022 vers 17 h 45, les supporters parisiens pouvaient enfin prendre le métro escortés par la police portugaise de la place du rassemblement au stade. Les sections des Ultras ne sont pas toutes parties ensemble en tête du cortège, je pense que le collectif a organisé une répartition des supporters pour mettre de l’ambiance tout au long du cortège parisien. On était à une dizaine de stations de métro du stade, c’était un métro qui s’arrêtait directement au stade Luiz et réservé aux Parisiens. On n’avait pas besoin de valider individuellement notre titre de transport, les portiques étaient tous ouverts. Cela devait être rapide.

On commençait à chanter tout en s’engouffrant dans les tunnels du métro et déjà, on subissait quelques ralentissements. De plus, on devait suivre les policiers qui donnaient le rythme lent de la marche et du parcours à effectuer. À 18 h 05, on était sur le quai et nous attendions notre métro, après qu’un membre du CUP parisien est passé le long du quai pour nous demander de nous reculer, car un métro allait passer sans s’arrêter devant nous. Par ailleurs, on n’avait qu’une hâte. Celle d'aller au stade et notre belle excitation se voyait du quai d’en face où un usager des transports en commun nous a filmé et a posté la vidéo sur les réseaux sociaux.

À 18 h 08, on était dans les rames du métro en direction du stade. Cependant, à 18 h 35, on était encore en dehors de la surface avec l’impossibilité de sortir. Les supporters commençaient à s’impatienter et les Ultras ont constamment calmé les supporters, en leur disant de ne pas répondre à la provocation et d'éviter de pousser. J’avais soif, impossibilité de se rafraîchir, aucune information n’a été communiquée. On devait attendre, des chants se sont mis à s’intensifier entre « on est des animaux » et les chants plus classiques des supporters. Il fallait faire passer le temps également. Des membres ultras ont décidé de s'engouffrer dans la foule de supporters et d’aller au-devant du cortège. Par ailleurs, j'ignore ce qui a été dit, mais quelques minutes plus tard, à 18 h 56, on était libérés. Un cortège de supporters de Benfica étaient autour de nous et la police bien armée en protection et matraques nous escortait au stade.

Il est 19 h 03, des supporters sortent encore du métro et se retrouvent séparés par la Police du cortège pendant que la tête de cortège essaye de passer la première barrière. En tête de cortège, il est 19 h 29, je viens de valider mon ticket et je dois attendre mon tour pour longer le couloir de grillage avant la palpation. Il n'y avait aucune file dédiée aux filles, on passe avec les hommes avant d’être mises sur un côté avant la fouille, le stadier qui me bloquait l’accès au grillage avait le numéro 316. Des échanges se font entre supporters, il semblerait qu’il y est des problèmes au niveau des fouilles et que ça prend beaucoup trop de temps.

 

Elle m’a palpé la poitrine et mes parties génitales

Supportrice Parisienne

19 h 42, à moins de 20 minutes avant le coup d’envoi du match, la tête de cortège commence à pénétrer dans le stade.  Des supporters n’avaient même pas passer la première barrière avant de passer la validation du billet et la sécurité. Est-ce acceptable de traiter les supporters ainsi ?  Nous avons effectué le voyage de France par nos propres moyens, impossible de voir l’échauffement de nos joueurs ou pour certains l’hymne de la Ligue des champions ou encore le coup d’envoi.

Il y aurait eu des échanges entre les stadiers parisiens et ceux de Benfica et les stadiers parisiens dépendaient du bon vouloir de ceux de Benfica, car les tensions étaient présentes. On savait qu’il était impossible que tout le monde soit placé dans le stade avant le coup d’envoi du match.

 

Il a mis la main dans mon pantalon et m’a insulté en portugais, pensant que je ne comprenais pas et n’a pas hésité à attraper mes parties génitales.

Supporter Parisien

La place coûtait 45 euros via la billetterie du Paris Saint-Germain. Ajoutons l’hébergement, le transport, les jours de congés qui ont dû être posés pour assister à ce match de Ligue des champions. En finalité, tu te retrouves face à des agents de sécurité qui n’hésitent pas à te palper de manière insistante tes zones intimes.  J'aspire à un profond dégoût, à la fois sur le fait qu'il s'agit du même gant utilisé sur chaque individu, mais surtout sur le respect de l’être humain. Ce sont des attouchements envers des hommes et des femmes.

Des supporters ont également été frappés par la police portugaise, des témoignages glaçants de supporters sur la manière dont les fouilles ont été effectuées.

Un Ultra parisien a d’ailleurs déclaré au micro de RMC que son short a été tiré vers le bas et que la main a été mise dans son caleçon, et que les femmes ont par ailleurs subis des attouchements. Ils ne parlaient pas, aucune communication et nous insultaient.

Les violences de traitement étaient multiples.  On va principalement retenir les attouchements sexuels, mais la provocation de la police, le fait que la nourriture était interdite aux abords du stade s'ajoutent au traumatisme. Sans explication, lors d’une fouille, j'ai vu une stadière arracher violemment du sac d’une supporter des petits paquets de Skittles. Sans hésitation, elle n'a pas hésité à les mettre à la poubelle.  Sommes-nous des animaux ou des supporters venus supporter notre Club à Lisbonne au Portugal ?

Mon avis

Nous sommes des supporters qui voyageons avec nos propres moyens de transport, hébergements et billets du match, nous demandons à être traité avec respect.  Comment se fait-il que l’on nous fasse rentrer plus de 15 minutes après le coup d’envoi d’un Match ? Comment se fait-il que l’on manque l’hymne de la Ligue des champions, que l’on ne puisse pas voir nos joueurs faire les entrées sur le terrain à l’échauffement

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