Le PSG assure l’essentiel et maintient la pression

Fleury 91 0-2 PSG
Comme souvent dans cette fin de saison, le Paris Saint-Germain n’avait pas le droit à l’erreur. Pour rester au contact du Paris FC et entretenir l’espoir d’une deuxième place, les joueuses de Paulo César devaient impérativement s’imposer. Mission accomplie, au terme d’un match longtemps fermé et indécis.
L’entraîneur parisien pouvait s’appuyer sur deux retours importants, ceux de Sakina Karchaoui et Tara Elimbi Gilbert, toutes deux décisives en fin de rencontre. Alignée dans un rôle offensif côté droit, la capitaine parisienne a été repositionnée au cœur du jeu en seconde période, un ajustement qui s’est révélé déterminant.
Dans un contexte particulier marqué par le retrait de neuf points suite à la réserve de Fleury les Parisiennes avaient à cœur de répondre sur le terrain. Pourtant, la première période a confirmé certaines difficultés récurrentes. Face à un bloc fleuriancumois compact et discipliné, le PSG a manqué de rythme, de mouvements coordonnés et d’intensité pour désorganiser l’adversaire.
« Le match était difficile. En première période, on n’a pas réussi à trouver les bons espaces », reconnaissait Paulo César au micro d’Instinct Foot.
Malgré une énorme occasion dès la 2e minute pour Sakina Karchaoui, le manque de justesse technique — accentué par une pelouse difficile — a empêché l’ouverture du score. Solide défensivement, Fleury a su contenir les offensives parisiennes, sans toutefois exister dans le jeu. Logiquement, les deux équipes se séparaient sur un score nul à la pause (0-0).
Au retour des vestiaires, le PSG affiche de meilleures intentions, mais peine encore à faire sauter le verrou. Pire, ce sont les locales qui se procurent la plus grosse occasion, avec une frappe d’Emelyne Laurent parfaitement repoussée par Mary Earps (56e).
« C’est frustrant, parce qu’on se crée des situations. Le contenu n’est pas mauvais, mais à l’arrivée, on perd », regrettait Frédéric Biancalani après la rencontre, saluant malgré tout « des joueuses entreprenantes et courageuses ».
Le tournant du match intervient avec les ajustements de Paulo César. Les entrées de Merveille Kanjinga et Rasheedat Ajibade, combinées au repositionnement de Karchaoui dans l’axe, changent la dynamique.
« À la pause, on a ajusté notre animation. L’idée était de fatiguer l’adversaire avec du jeu combiné, puis d’apporter plus de projection vers l’avant en seconde période », expliquait le technicien parisien.
À la 80e minute, Thiniba Samoura lance Ajibade en profondeur, qui sert en retrait Joe Echegini. L’internationale nigériane conclut d’une frappe ras de terre et libère les siennes.
Deux minutes plus tard, le PSG fait le break. À la récupération haute, Tara Elimbi Gilbert initie une transition rapide et trouve Sakina Karchaoui dans la profondeur. La capitaine résiste au retour défensif de Martins et conclut d’un subtil piqué. Une action parfaitement exécutée qui scelle définitivement la rencontre.
« Je félicite toutes les joueuses, car c’est une victoire importante qui confirme notre état d’esprit et notre engagement collectif », soulignait Paulo César, mettant également en avant la capacité de son groupe à rebondir malgré le contexte : « On ne contrôle que ce qui se passe sur le terrain. Depuis janvier, je vois une équipe irréprochable dans l’attitude. »
Grâce à ce succès, le PSG poursuit sa remontée et maintient la pression sur le Paris FC avant la dernière journée. Les Parisiennes affronteront Strasbourg le 6 mai avec l’espoir d’un faux pas de leur rival direct. En parallèle, la décision du tribunal administratif concernant les neuf points retirés reste attendue et pourrait rebattre les cartes.
Paulo César a d’ailleurs tenu à souligner les attitudes de ses joueuses quant à cette sanction administrative : « Les joueuses ont su se remobiliser. On ne peut contrôler que ce qui se passe sur le terrain, et elles sont pleinement concentrées là-dessus. On a fait un stage en janvier où on a beaucoup échangé. Aujourd’hui, ce qu’on maîtrise, c’est notre état d’esprit et notre performance. Depuis janvier, je vois un groupe irréprochable dans l’attitude, avec beaucoup de qualité, sans oublier les jeunes qui apportent également.
De son côté, le FC Fleury 91 termine sa saison sans enjeu majeur, après avoir manqué la qualification pour les playoffs.
« Il faudra être plus vigilants sur certaines situations, notamment les coups de pied arrêtés », concluait Frédéric Biancalani, conscient des axes de progression d’une équipe qui aura manqué de constance cette saison.
Le coach de Fleury a aussi souligné le manque de profondeur de banc pour jouer intégrer les plays-off : « C’est une question compliquée. On a perdu des joueuses importantes à l’intersaison comme Kamczyk ou Traoré, et Louna Ribadeira revient seulement. Quand il manque trois joueuses offensives, ça devient difficile. On a essayé de faire au mieux. Emelyne Laurent a réalisé une très bonne saison, mais il nous a manqué de la profondeur de banc pour performer au plus haut niveau. »
Fleury a vraiment été impressionnant face au PSG. A un rien de se partager les points.