Les Parisiennes sans pitié dans le Classico

par | Déc 6, 2025 | Actualités Féminine, Arkema PL, Olympique de Marseille W, Paris Saint Germain W

Les Marseillaises  1-5 PSG

C’était sans doute le moment le plus favorable pour l’Olympique de Marseille pour affronter le Paris Saint-Germain. Au sortir de la trêve internationale, les Marseillaises pouvaient espérer profiter de la fatigue accumulée par les nombreuses internationales parisiennes. Mais l’opportunité n’a pas été saisie. Devant plus de 2 500 spectateurs au stade Francis-Turcan, le PSG s’est imposé largement (5-1), sans réellement trembler. 

Une affiche attendue mais un début à sens unique

Ce Classico avait tout d’un rendez-vous symbolique, tant cette opposition reste particulière dans le paysage du football français. Malgré un contexte physique délicat, les joueuses de Paulo César ont rapidement pris le contrôle de la rencontre. Dès la 7e minute, Romée Leuchter ouvre le score sur un centre précis de Sakina Karchaoui, profitant d’une défense marseillaise trop fébrile. 

Ce but précoce permet au PSG de s’installer durablement dans le camp adverse. Les Parisiennes monopolisent le ballon, dictent le tempo, mais peinent toutefois à hausser leur intensité. La fatigue laissée par la trêve internationale est palpable, notamment dans les courses et le pressing caractéristiques du jeu parisien. Bien organisées et disciplinées, les Olympiennes parviennent à contenir les offensives parisiennes et rejoignent la pause avec un seul but de retard, une résistance plutôt encourageante.

Le plan Diacre : résister et frapper en transition

La seconde période repart sur les mêmes bases. Le PSG conserve la possession, fait circuler le ballon et attend l’ouverture, tandis que l’OM reste fidèle à son plan initial. Corinne Diacre a opté pour un 4-5-1 compact, très rigoureux, avec pour consignes de fermer l’axe et d’exploiter la moindre approximation parisienne en transition.

Cette stratégie trouve son aboutissement à la 67e minute. Trop passive sur l’action, la défense parisienne est prise de vitesse et Jenny Perret, fraîchement entrée en jeu, égalise et relance totalement la rencontre. Le stade s’anime enfin, tant la rencontre jusque-là manquait de relief et de rythme. Enfin la rencontre s’emballe. 

Une réaction immédiate et une fin de match sans appel

Mais cet espoir marseillais est de courte durée. La réponse parisienne est instantanée. Merveille Kanjinga, elle aussi sortie du banc, redonne l’avantage au PSG quelques minutes plus tard. Ce but agit comme un électrochoc. Les Parisiennes accélèrent brusquement, haussent leur intensité et font voler en éclats le bloc marseillais. 

Dans ce temps fort parisien, les jeunes prennent le relais. Ornella Graziani puis Léa Morissaint inscrivent leurs premiers buts avec l’équipe première, illustrant la profondeur et la vitalité du réservoir parisien. Griedge Mbock s’invite également à la fête pour alourdir le score. En quelques minutes, le PSG transforme un match potentiellement piégeux en démonstration.

Un contexte contraignant mais une gestion maîtrisée

Ce Classico avait tout du match à risques pour Paris. Les retours de trêve sont souvent délicats à gérer et Paulo César n’a récupéré l’intégralité de son groupe que tardivement. Certaines cadres, à l’image de Sakina Karchaoui, encore épuisée quelques jours plus tôt en Suède, ont dû puiser dans leurs réserves.

Dans ce contexte, la prestation des jeunes joueuses est particulièrement significative. Leur impact valide les orientations du club, engagé dans un projet de reconstruction mettant l’accent sur la formation et l’intégration progressive des Titis parisiennes. Un point qui n’a pas échappé au staff parisien.

Marseille frustré mais pas abattu

Côté marseillais, le score est sévère mais ne reflète pas totalement le contenu des 70 premières minutes. Corinne Diacre a tenu à souligner l’investissement et le respect du plan de jeu de ses joueuses, non sans regretter le manque de solidité mentale après l’égalisation :

« Il y a de la fierté parce que pendant 70 minutes, on a réussi à faire quelque chose. Mais ça ne suffit pas. On revient au score, c’est positif, mais on n’est pas mentalement au rendez-vous dans les cinq minutes qui suivent. » (La Provence)

Des échéances importantes à venir

Le PSG doit désormais rapidement récupérer avant un rendez-vous important en Ligue des champions, mardi prochain face à Louvain. L’OM, de son côté, devra vite tourner la page avant un déplacement périlleux face à Nantes, actuel quatrième du championnat.

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