Suède – France : Une 3e place avec du caractère !

Suède 2-2 France
Dans un match à rebondissements, l’Équipe de France est allée chercher le nul en Suède (2-2) et s’offre la 3e place de la Ligue des Nations 2025, grâce à sa victoire au match aller. Un podium décroché avec courage et personnalité.
Une rotation assumée pour le match retour
Pour cette « petite finale » retour, Laurent Bonadei avait annoncé des changements : il a tenu parole. Six modifications dans le onze de départ :Clara Mateo et Kessya Bussy titularisées en attaque, Laurina Fazer dans l’entrejeu,Perle Morroni, Thiniba Samoura et Elisa De Almeida intégrées en défense.
Une équipe largement remodelée donc, mais déterminée à conclure ce rassemblement sur une note positive.
Une France davantage séduisante dans le jeu
Les Bleues réalisent une première période bien plus convaincante que celle de Reims : plus de mouvements, plus de vitesse, des circuits de passes plus propres. Le pressing est coordonné et efficace, les transitions plus tranchantes.
Seul bémol : la finition, Mateo manque le cadre, Diani bute à plusieurs reprises sur la gardienne, la Suède, elle, se montre dangereuse par séquences mais De Almeida et Mbock veillent parfaitement derrière.
0-0 à la pause, mais la France a déjà montré un visage bien plus ambitieux.
Mateo-Diani-Karchaoui, ce trio dévastateur
La France finit par concrétiser ses intentions. Clara Mateo ouvre le score, récompensant une prestation pleine de mouvement. L’action est magnifique. Sur un long ballon, Karchaoui dévie astucieusement de la tête, Diani récupère, déborde et centre, Mateo conclut avec efficacité.
Un trio qui aura martyrisé la défense suédoise tout au long du match.
Les Bleues se font peur… encore
Comme trop souvent, l’Équipe de France se complique la tâche.
En moins de dix minutes, la Suède renverse le match sur deux phases arrêtées : Samoura manque son marquage sur le premier, sur le second, la gardienne tarde à sortir et De Almeida semble mal alignée. La France menait 3-1 et se fait rattraper 3-3 en fin de match. Une équipe encore trop friable dès que la pression adverse augmente.
Kelly Gago, la délivrance
Mais ces Bleues-là ont du caractère. En prolongation, les entrantes font la différence.
Sur une ouverture lumineuse de Morroni, Kelly Gago prend la profondeur et marque le but du soulagement. La France s’impose 4-3 sur l’ensemble des deux matchs et décroche la médaille de bronze. Sur l’ensemble des deux matchs, la France a été légèrement au dessus. C’est largement mérité.
Le caractère et l’abnégation, la marque de cette équipe
À l’image d’une Sakina Karchaoui immense, épuisée en fin de match tant elle a multiplié les courses, les retours, les relais et la création dans le jeu. La capitaine parisienne a encore livré un match de patronne au milieu. Geyoro a aussi livré une prestation plus aboutie.
Kadidiatou Diani, elle aussi, a été remarquable : active, généreuse, intelligente dans ses déplacements et décisive dans les actions offensives.
Les joueuses de Laurent Bonadei n’ont rien lâché sur les 2 matchs et ont fait preuve de beaucoup de courage et caractère.
Une copie plus convaincante, mais encore perfectible
Cette prestation est nettement meilleure que celle de vendredi : plus d’énergie, plus de qualité technique et surtout plus d’envie.
La Suède, peu inspirée dans le jeu, n’a existé que sur coups de pied arrêtés, mais la France a montré une vraie capacité à réagir et à aller chercher un résultat.
Les Bleues terminent donc l’année sur une note positive. Le contenu reste perfectible : l’expression collective doit progresser, tout comme la solidité défensive et l’efficacité offensive (surtout en fin d’année). Mais le talent est là, et Bonadei parvient à maintenir un collectif solide et cohérent malgré les absences de Katoto et Bacha. Cette équipe a de la variété, de la profondeur, et des ressources sans cesse renouvelées.
Place aux qualifications pour la Coupe du monde 2027 début mars. Une nouvelle campagne commence bientôt, avec l’objectif clair : continuer à monter en puissance et construire ce groupe en vue des échéances de 2027.
Les notes des joueuses
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