À l’approche des qualifications pour les compétitions internationales, l’équipe de France féminine de futsal poursuit sa structuration et sa progression. Entre développement de la discipline, montée du niveau et ambitions sportives, la sélection française avance avec un groupe encore jeune mais de plus en plus expérimenté.

La sélectionneuse Émilie Trimoreau, la capitaine Alexandra Atamaniuk et les internationales Faustine Pellegry et Léa Wiolandreviennent sur l’évolution du futsal féminin, la dynamique du groupe et les objectifs des Bleues.

Émilie Trimoreau : une nouvelle étape à la tête des Bleues

Après deux saisons comme adjointe de Pierre-Étienne Demilliet, Émilie a pris les commandes de la sélection féminine de futsal. Une transition qui s’est faite progressivement, mais qui implique aujourd’hui de nouvelles responsabilités.

« J’ai passé deux saisons avec Pierre-Étienne en tant qu’adjointe et je suis arrivée sur le premier stage de cette saison en tant que numéro 1. »

Un changement de rôle qui modifie aussi la nature du travail.

« Ce n’est pas du tout le même travail. On est plus exposé. Je dois manager le staff et les joueuses. »

Malgré ces nouvelles responsabilités, la sélectionneuse affirme prendre beaucoup de plaisir dans cette mission.

« C’est un travail très intéressant et je prends beaucoup de plaisir à le faire. »

À court terme, l’objectif est clair pour les Bleues.

« L’idée, c’est évidemment de se qualifier pour l’Euro. »

Alexandra Atamaniuk : une capitaine entre football et futsal

Capitaine de la sélection française, Alexandra Atamaniuk évolue à la fois en futsal et en football avec le Toulouse FC. Une double pratique qu’elle considère comme un véritable atout.

« Ce sont deux sports énormément complémentaires. »

Le football lui apporte notamment l’intensité de la compétition hebdomadaire et l’exigence du haut niveau.

« Le football m’apporte la compétition, l’intensité et l’exigence. »

De son côté, le futsal développe d’autres qualités techniques et tactiques.

« Le futsal apporte l’aisance dans les petits espaces et l’aspect tactique. »

Dans une sélection encore jeune, la capitaine joue également un rôle important dans l’intégration des nouvelles joueuses.

« Mon rôle est de les intégrer au mieux et de les accompagner. »

Faustine Pellegry, pionnière du futsal professionnel

Première joueuse française à passer professionnelle en futsal, Faustine Pellegry représente une nouvelle étape dans l’évolution de la discipline.

« L’objectif est d’être une égérie pour les jeunes, pour leur montrer qu’il peut y avoir de l’avenir dans le futsal. »

Pour l’internationale française, le développement du futsal féminin passe par plusieurs facteurs : les moyens mis en place par la fédération, la médiatisation et la structuration des compétitions.

« L’arrivée d’un championnat national donnera l’opportunité de jouer au niveau national pour toutes. »

Elle souligne également la progression du niveau au sein de l’équipe de France.

« Le niveau a beaucoup progressé au sein de la sélection. Aujourd’hui, il y a une réelle concurrence. »

Léa Wioland : concilier sport de haut niveau et carrière professionnelle

Internationale française et psychologue clinicienne, Léa Wioland incarne également la réalité du double projet dans le futsal féminin.

Entre son cabinet libéral et les entraînements, elle mène de front carrière professionnelle et sportive.

« C’est ma vie professionnelle la journée et le soir les entraînements. »

Une organisation exigeante mais enrichissante selon elle.

« Les deux pratiques demandent d’être persévérant et humble. »

Son parcours lui donne aussi une sensibilité particulière à la préparation mentale.

« Ma casquette de psychologue m’aide peut-être un peu sur l’aspect mental. »

Un futsal féminin en pleine progression

Toutes les joueuses interrogées soulignent la progression rapide du futsal féminin ces dernières années. La visibilité croissante, l’intérêt des médias et les nouvelles structures contribuent au développement de la discipline.

Selon Léa Wioland, l’évolution est encourageante.

« La France met pas mal de moyens et les médias s’intéressent de plus en plus à la pratique féminine. »

Pour Faustine Pellegry, cette progression doit néanmoins s’inscrire dans la durée.

« Il faut laisser le temps aussi, parce que c’est normal que ça prenne du temps. »

Donner envie aux nouvelles générations

Au-delà des résultats sportifs, les internationales françaises ont également conscience de leur rôle auprès des jeunes joueuses.

Pour Alexandra Atamaniuk, le message est simple.

« Si on veut pratiquer, il faut foncer. »

Un avis partagé par Faustine Pellegry.

« Il faut croire en soi jusqu’au bout. »

Et pour Léa Wioland, l’important reste aussi de construire un projet de vie équilibré.

« Les études et le sport peuvent se combiner. »

À mesure que la discipline se structure, les Bleues du futsal continuent de tracer leur chemin sur la scène internationale. Entre progression collective et ambitions sportives, la sélection française entend poursuivre son développement et continuer à faire grandir le futsal féminin en France.

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