Les Bleues qualifiées pour le Mondial 2027 : les enseignements d’un rassemblement réussi

par | Juin 10, 2026 | Actualités Féminine, EQUIPE DE FRANCE FEMININE | 0 commentaires

France 1-0 Irlande

Grâce à leur succès face à l’Irlande (1-0), les Bleues ont validé leur qualification pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. L’occasion de dresser le bilan d’un rassemblement riche en enseignements, entre confirmations, révélations et hiérarchies bousculées. 

C’était un rendez-vous capital, et les Bleues ne l’ont pas manqué. Mardi soir, l’Equipe de France s’est imposée 1-0 face à l’Irlande au Stade des Alpes de Grenoble, validant ainsi son billet direct pour la Coupe du Monde 2027 au Brésil. Après le faux pas des Pays-Bas, qui ont chuté face à l’Irlande, les Françaises avaient repris la tête du groupe. Cette dernière rencontre était décisive. 

Une domination récompensée avant la pause

Dès le coup d’envoi, les Bleues ont montré de bonnes intentions. Les premières minutes ont été largement dominées par les Françaises, avec un pressing haut qui a étouffé les Irlandaises. Melvine Malard, Sakina Karchaoui, Delphine Cascarino, Sandy Baltimore très actives ou encore Grace Geyoro ont multiplié les occasions, mais la justesse technique a manqué dans le dernier geste. Malgré une domination nette, l’efficacité a tardé.

C’est finalement juste avant la pause qu’un éclair de Malard a débloqué le score. Sur un corner joué rapidement par Sakina Karchaoui, Malard a réalisé un geste technique somptueux, une retournée acrobatique, libérant le stade. Ce but avant la mi-temps a permis aux Bleues de respirer. 

Une seconde période plus compliquée

Si l’ouverture du score a permis aux Bleues d’aborder la deuxième période avec davantage de sérénité, la rencontre a ensuite changé de physionomie.
Plus agressives, les Irlandaises sont revenues avec l’intention de perturber la relance française et de multiplier les centres vers la surface. Sans être véritablement dominée, l’équipe de France a perdu en maîtrise technique et a eu davantage de difficultés à conserver le ballon.

Dans ce contexte, Constance Picaud s’est illustrée. Solide dans ses sorties aériennes, rassurante dans ses interventions et décisive sur plusieurs situations chaudes, la gardienne tricolore a brillé. Une prestation qui confirme les choix opérés par Laurent Bonadéi lors de ce rassemblement de lui faire pleinement confiance.
L’expulsion de Thiniba Samoura en fin de match a ajouté une difficulté supplémentaire. Réduites à dix, les Bleues ont alors fait preuve de solidarité pour préserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final. Un mental d’acier qu’il faut souligner.

Les gagnantes et les perdantes du rassemblement

Au-delà de la qualification pour la Coupe du monde 2027, ce rassemblement a permis à certaines joueuses de renforcer leur statut, tandis que d’autres ressortent fragilisées.

Melvine Malard, la grande gagnante

Avec quatre buts et une passe décisive sur l’ensemble de la campagne, Melvine Malard s’est imposée comme l’une des principales armes offensives des Bleues. L’attaquante de Manchester United a répondu présente dans les moments importants, notamment face à l’Irlande et la Pologne avec un but aussi spectaculaire que précieux.

Son activité, sa capacité à créer du danger et son efficacité devant le but en font aujourd’hui l’une des joueuses les plus en forme du secteur offensif français. Elle est devenue une des leaders de l’attaque française.

Sandy Baltimore et Sakina Karchaoui, des cadres offensives

Sandy Baltimore poursuit également sa montée en puissance. Avec deux buts et deux passes décisives, elle a confirmé son importance dans l’animation offensive tricolore.

Même constat pour Sakina Karchaoui. Très active dans son rôle hybride, la Parisienne termine cette campagne avec un but et deux passes décisives. Au-delà des statistiques, son influence dans le jeu et sa capacité à créer des décalages restent essentielles pour les Bleues. Elle est d’ailleurs impliquée sur 5 réalisations. 

Thiniba Samoura, la nouvelle patronne de la défense ? 

C’est sans doute l’une des plus belles satisfactions de ce rassemblement avec Alice Sombath aussi. À seulement 21 ans, Thiniba Samoura impressionne par sa maturité, sa sérénité dans les interventions et sa capacité à casser des lignes balle au pied.

Tout n’est pas encore parfait. Quelques erreurs de concentration subsistent, comme l’a montré son expulsion face à l’Irlande. Mais son apport défensif et sa personnalité sur le terrain lui permettent déjà de bousculer la hiérarchie.

Laurent Bonadéi pourrait avoir du mal à la renvoyer sur le banc lors des prochains rassemblements tant son impact a été important. 

Constance Picaud-Inconnu a saisi sa chance

Enfin, le changement le plus marquant concerne le poste de gardienne. En choisissant Constance Picaud plutôt que Pauline Peyraud-Magnin, Laurent Bonadéi a envoyé un message fort.

La gardienne française a répondu par deux clean sheets et des prestations rassurantes. À l’inverse, Peyraud-Magnin paie logiquement son manque de temps de jeu en club.

La qualification était l’objectif prioritaire et il est atteint. Mais ce rassemblement aura surtout permis à Laurent Bonadéi d’obtenir des réponses. Entre l’émergence de Thiniba Samoura, la confirmation de Melvine Malard et la montée en puissance de Constance Picaud, plusieurs cartes ont été rebattues. À un an du Mondial brésilien, les Bleues avancent avec davantage de certitudes, mais aussi une concurrence plus forte que jamais. 

Marie-Antoinette Katoto en perte de vitesse

À l’inverse, Marie-Antoinette Katoto traverse une période plus compliquée. Certes, l’attaquante a inscrit trois buts durant cette campagne, un bilan loin d’être négatif. Mais ses performances restent en dessous des standards qu’elle a elle-même fixés ces dernières années.

Déjà concurrencée à Lyon, elle semble également avoir perdu du terrain en sélection. Son influence dans le jeu et son efficacité apparaissent moins marquantes qu’auparavant. Elle va devoir faire beaucoup plus pour redevenir un élément décisif et titulaire à la pointe de l’attaque. 

Elisa De Almeida déclassée 

Titulaire quasi indiscutable depuis l’arrivée de Laurent Bonadéi, Elisa De Almeida sort de ce rassemblement fragilisée. En difficulté ces derniers mois avec son club, la défenseure n’a pas disputé la moindre minute lors de cette fenêtre internationale.

La montée en puissance d’Alice Sombath et de Melween Ndongala semble redistribuer les cartes dans la hiérarchie défensive sur le côté droit. 

Pour retrouver son statut, elle devra rapidement retrouver davantage de régularité dans ses performances. 

Les notes de l’équipe

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