PSG Féminin : entre confiance retrouvée et ambitions affirmées

À l’approche de la finale de Coupe de France et des play-offs, le Paris Saint-Germain a organisé une séance ouverte aux médias, suivie d’échanges avec les joueuses et le staff. L’occasion de mesurer la dynamique actuelle d’un groupe en nette progression après un début de saison contrasté.
Une réaction après un début de saison compliqué
Éliminé prématurément en Ligue des champions et confronté à une lourde défaite face à OL Lyonnes (6-1), le PSG a traversé une première partie de saison délicate. Une situation que le groupe a su transformer en levier de progression.
“On était au pied du mur, il fallait avancer”, explique Anaïs Ebayilin. “Les stages, notamment en Espagne, nous ont permis de nous recentrer sur le collectif. Ensuite, les résultats sont venus et on a pris conscience de nos qualités.”
Un constat partagé par Sakina Karchaoui : “C’est un groupe en reconstruction. Il fallait du temps pour créer des automatismes, mais aussi pour se dire les choses. Cette phase nous a permis de progresser.”
La sanction administrative de neuf points retirés a également marqué un tournant : “Ça a été un choc, mais ça nous a remobilisées”, ajoute la capitaine parisienne.
Une progression visible depuis janvier
Depuis le début de l’année 2026, le PSG affiche une meilleure maîtrise collective, aussi bien défensivement que offensivement.
“Le groupe vit bien et travaille bien”, souligne Paulo César. “On a beaucoup insisté sur l’équilibre de l’équipe et sur la cohésion. La relation humaine est primordiale dans ce processus.”
L’entraîneur parisien met en avant un travail de fond : “On responsabilise les joueuses sur leurs performances et on accorde de l’importance aux détails, même en dehors du terrain. Cela se reflète aujourd’hui dans les résultats.”
La jeunesse mixée à l’expérience comme axe structurant
L’un des marqueurs du projet parisien reste l’intégration progressive des jeunes joueuses issues du centre de formation comme Léa Morissaint, Tanté Diakité ou plus récemment Marie Estella Lafontaine.
“Les jeunes participent pleinement à la dynamique du groupe”, analyse Paulo César. “Elles apportent de l’énergie, de la fraîcheur et jouent sans complexe.”
Anaïs Ebayilin incarne cette nouvelle génération : “On est bien intégrées. Le groupe nous fait confiance et ça nous permet de progresser.”
Un accompagnement assuré par les cadres, à l’image de Sakina Karchaoui :
“Notre rôle est de les aider à atteindre le haut niveau. Elles ont du potentiel, il faut les mettre dans les meilleures conditions.”
Une finale face à Lyon en ligne de mire
Le prochain rendez-vous majeur du PSG sera la finale de Coupe de France face à l’OL Lyonnes, une référence en France et en Europe.
“C’est un match particulier”, reconnaît Anaïs Ebayilin. “On est proches, même si le dernier affrontement s’est soldé par une défaite. On aborde cette finale avec confiance.”
Paulo César adopte une approche plus mesurée :
“Lyon dispose d’un effectif construit pour gagner toutes les compétitions. Nous avons moins de profondeur, mais nous avons progressé. L’objectif est d’être prêtes le jour J.”
Trouver l’équilibre pour viser plus haut
Entre intégration de la jeunesse et exigences du très haut niveau, le PSG poursuit sa construction.
“Il y a une vraie complémentarité entre les jeunes et les internationales”, conclut Paulo César. “C’est cette force collective qui doit nous permettre de franchir un cap.”
À l’aube des échéances décisives, le club parisien semble avoir retrouvé une dynamique positive. Reste désormais à confirmer cette progression dans les matchs à enjeu, à commencer par la finale face à Lyon.
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