Laurina Fazer
Milieu de San Diego Wave, ex Paris Saint Germain
Une Parisienne à San Diego
A seulement 21 ans, Laurina Fazer a déjà vécu ce dont rêvent des milliers de jeunes footballeuses, devenir footballeuse professionelle et jouer au Paris Saint Germain
Formée dès son plus jeune âge au Paris Saint-Germain, la milieu de terrain Laurina Fazer a gravi les échelons, double lauréate du trophée de Meilleure Espoir de D1 Arkema, elle a choisi cet été de s’envoler vers les États-Unis pour rejoindre San Diego Wave, en NWS. Un choix osé et guidé par l’envie de progresser et de découvrir un nouveau championnat.
Une passion née en famille
Le football, c’est avant tout une histoire de famille pour Laurina.
« J’ai commencé le football grâce à mes deux grandes sœurs. Elles jouaient déjà et pour moi, c’étaient des modèles. J’ai voulu suivre leur voie », se confie Laurina au micro de Joana Swan.
Dès ses débuts à Argenteuil, elle est rapidemment repéré par Paris, elle rejoint le PSG à seulement six ans, devenant une véritable « Titi parisienne ». mais c’est quelques années plus tard qu’elle réalise qu’elle veut devenir professionel.
« Quand je suis entrée au centre de formation, à 13 ou 14 ans, j’ai compris que je voulais en faire mon métier. À ce moment-là, tu manges foot, tu dors foot, tu vis football. Ça devient une évidence.
Le PSG, un club son histoire
Au fil des années, Laurina s’impose dans toutes les catégories, jusqu’à signer son premier contrat professionnel avec le club de la capitale. Porter le maillot parisien est une fierté qu’elle garde gravée en elle :
« Le PSG m’a énormément apporté, en tant que joueuse mais aussi en tant que femme. Ce que je suis aujourd’hui, je le dois en grande partie au club. »
La saison dernière, elle portait d’ailleurs le numéro 95, en référence à son département d’origine, le Val-d’Oise. Désormais à San Diego, elle a choisi le 18, un numéro symbolique qu’elle portait déjà à ses débuts au PSG.
« C’était mon premier numéro au PSG. Mes parents m’ont conseillé de le reprendre pour cette nouvelle aventure, et j’ai voulu leur faire honneur. »
Très proche de Magnaba Folquet, ancienne Parisienne, elles sont restées très proche
« On a tout vécu ensemble, on a même habité ensemble. C’est comme ma sœur », sourit-elle.
Elle garde aussi des liens forts avec d’autres Parisiennes de sa génération Vicky Becho, Alice Sombath ou encore Wissem Bouzid.
« C’est une chance d’avoir grandi avec elles et de les avoir encore aujourd’hui comme amies et soutien. »
Une aventure américaine pleine de défi
Rejoindre la NWSL est un choix fort, et mûrement réfléchi.
« J’avais envie de découvrir autre chose, de sortir de ma zone de confort. Ici, chaque match est intense. Il n’y a pas de favori, même contre le dernier du classement, c’est compliqué », explique-t-elle.
Laurina souhaitait surtout élever son niveau physique.
« Je veux être plus solide dans les duels, plus agressive défensivement. Je sais que ce championnat peut m’aider à franchir ce cap. »
Joueuse polyvalente, Laurina peut évoluer en 6, 8 ou 10, et même sur les côtés. « Le poste de numéro 8, c’est celui que j’affectionne le plus. Mais peu importe où je joue, tant que je suis sur le terrain, je donnerai tout »
Son intégration a été facilitée par la présence d’autres Françaises dans l’équipe, comme Kenza Dali, Delphine Cascarino ou Perle Morroni qu’elle a pu cotoyer au PSG ou en équipe de France.
« Kenza, c’est un peu la maman du groupe. Elle m’aide beaucoup au quotidien. Ça change tout d’avoir des repères quand on arrive dans un nouvel environnement. »
Un lien fort avec les supporters
Même à des milliers de kilomètres, Laurina n’oublie pas le PSG et ses fidèles supporters :
« Merci pour tout ce qu’ils font pour le club. Merci, merci et j’espère qu’ils vont continuer à supporter le Paris Saint-Germain, tout ce qu’ils font depuis le début.
Je pense qu’on a au Paris Saint-Germain les meilleurs supporters, l’ambiance qu’ils mettent au stade, l’amour qu’ils donnent aux joueuses et aux joueurs. Je pense que ça, c’est quelque chose d’énorme et on le ressent aussi à travers le terrain.
Donc j’espère qu’ils vont continuer à donner, à donner et Et voilà, un grand merci parce que moi, ils m’ont beaucoup apporté, ils m’ont beaucoup soutenu et forcément, moi je suis, je suis plus que contente et ils vont rester dans mon cœur Quoi qu’il se passe »
Ce qu’elle conseille aux jeunes filles qui rêvent aussi de porter les crampons et de s’imposer sur un terrain de football: « Croyez en vous, croyez en vos rêves. Travaillez dur et ne laissez pas les avis extérieurs vous détourner de votre chemin. Le plus important, c’est de prendre du plaisir et de ne jamais abandonner. »
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