Pauline Peyrand-Magnin
Gardienne de l’équipe de France
A la découverte des gardiennes de l’Equipe De France Féminine
L’Euro 2025 approche, et les Bleues s’y rendront avec trois gardiennes aux profils bien distincts. Tour d’horizon des dernières lignes de défense choisies par Laurent Bonadei.
Pauline Peyraud-Magnin : une numéro 1 toujours contestée, mais toujours en place
Bien que régulièrement critiquée pour ses performances, Pauline Peyraud-Magnin reste aujourd’hui la gardienne numéro 1 de l’Équipe de France. Un choix qui s’impose, faute d’une véritable concurrence solide à son poste. La joueuse de la Juventus suscite beaucoup de débats depuis plusieurs années. Ses prestations lors de la Coupe du Monde 2023 et des Jeux Olympiques 2024 ont semé le doute : plusieurs observateurs se demandent si la France peut réellement viser un titre sans une gardienne plus rassurante au plus haut niveau.
Pour autant, Pauline Peyraud-Magnin conserve la confiance de Laurent Bonadei. Son attitude démontre une certaine force de caractère : elle a repris sa place de titulaire devant Constance Picaud, et a même porté le brassard de capitaine lors d’un match. Son nom a aussi été évoqué dans les discussions autour des vice-capitaines, preuve que le staff reconnaît son implication et son état d’esprit positif, tourné vers le collectif.
L’arrivée de Lionel Letizi en tant que nouveau coach des gardiennes pourrait lui permettre de franchir un cap. L’objectif est clair : lui insuffler la rigueur et la régularité nécessaires pour répondre enfin aux exigences du très haut niveau en compétition internationale. À elle de prouver qu’elle peut être une valeur sûre et faire taire les doutes.
Constance Picaud – L’heure de confirmer
Redevenue la gardienne n°2 en équipe de France, Constance Picaud peine encore à s’imposer durablement au plus haut niveau. Un constat qui reflète aussi son passage au PSG, où elle n’a jamais véritablement réussi à s’affirmer comme une titulaire indiscutable.
Lors de la dernière saison, le club parisien semblait pourtant vouloir lui accorder sa confiance, notamment après le départ de Sarah Bouhaddi. Mais Jocelyn Prêcheur, alors entraîneur, avait relancé la concurrence avec Katarzyna Kiedrzynek. Résultat : une alternance dans les buts, même lors de matchs importants, ce qui a sans doute fragilisé sa confiance.
Consciente de la nécessité d’avoir du temps de jeu régulier, Constance Picaud a fait le choix fort et cohérent de rejoindre Fleury, où elle occupe aujourd’hui le rôle de numéro 1 et vient d’ailleurs de prolonger pour une saison supplémentaire.
Dotée d’un vrai potentiel, capable de réaliser des arrêts spectaculaires, Picaud laisse pourtant encore l’impression qu’il lui manque un supplément d’âme. Il lui faut davantage de caractère et de détermination pour s’imposer comme une vraie leader dans les cages pour devenir, enfin, la grande gardienne que son talent laisse entrevoir.
Après la Coupe du Monde 2023, Hervé Renard avait envisagé de lui donner pleinement sa chance. Mais elle n’a pas su conserver ce statut. À elle de prouver qu’elle est capable d’endosser le costume qu’on attend d’elle.
Justine Lerond – 2e Euro, une envie de bousculer la hiérarchie
Justine Lerond sera bien du voyage en Suisse. Déjà présente lors de l’Euro 2022 en Angleterre sous Corinne Diacre, elle va vivre une nouvelle grande compétition avec l’Équipe de France, cette fois sous les ordres de Laurent Bonadei.
Actuellement à Montpellier, elle est perçue comme la gardienne n°1 par Yannick Chandioux, même si elle partage tout de même le temps de jeu avec Marie Petiteau.
Parmi les trois gardiennes sélectionnées, elle est la plus petite en taille, mais cela ne l’empêche pas de très bien couvrir sa cage grâce à son intelligence de jeu et sa vivacité. Elle réalise régulièrement des arrêts décisifs. Son match référence cette saison reste celui face au Paris FC, où elle enchaîne cinq arrêts de grande classe et permet à son équipe de s’imposer 2-0. Ce jour-là, elle a clairement été la joueuse du match.
Elle n’a pas encore connu ses premières minutes sous le maillot des Bleues, et il est sans doute encore un peu tôt pour challenger sérieusement Pauline Peyraud-Magnin ou Constance Picaud. Mais sa progression et son potentiel éveillent la curiosité. Justine Lerond est une gardienne à suivre.
Un trio aux trajectoires différentes mais complémentaire, à l’image des ambitions renouvelées de cette équipe de France. À chacune désormais de saisir sa chance car le poste de titulaire semble tout de même ouvert, notamment après l’Euro.
Pauline Peyraud-Magnin et Justine Lerond 📸 Joana swan
0 commentaires